Dunedin et la Péninsule d’Otago

Suite de notre voyage en Nouvelle-Zélande : après notre belle descente le long de la West Coast, nous poursuivons notre découverte de l’île du Sud. Cap sur une région renommée lorsqu’on aime les manchots, lions de mer, phoques et compagnie : la Péninsule d’Otago ! Sans oublier de s’arrêter à Dunedin, une ville étudiante plutôt sympathique.

Nous y avons été du 7 au 9 décembre 2017, et nous y sommes repassés en février 2018 avec mes parents.

Pour la plupart des balades, nous avions le Frenzy Guide, vraiment top ! C’est vraiment le meilleur guide existant sur le pays pour ceux qui aiment la rando et les itinéraires en dehors des sentiers battus. On a aussi le Rough Guide et le Lonely Planet « Hiking & tramping in NZ » mais ils ne nous ont pas été très utiles.

Concernant la recherche d’endroits où dormir, nous avons utilisé les applications Wikicamps et Campermate (avec une préférence pour la première, qui permet de faire des recherches plus précises et de créer un carnet de bord avec tous les endroits visités). L’appli Gaspy permet de repérer les stations services les moins chères.  Des indispensables en roadtrip !

Jour 1 : Haast Pass – Roxburgh, 240km

De la région des Glaciers, nous avons directement mis le cap sur Dunedin et Péninsule d’Otago, au sud-est de l’île du Sud, car le mauvais temps arrivait par l’ouest. Nous avons donc traversé l’île du Sud sous une température caniculaire par Wanaka (baignade dans le lac pour tenter de se rafraichir !), Cromwell, Alexandra et Roxburgh, où nous avons passé la nuit au bord de Pinders Pond, un petit étang où s’est à nouveau baigné.

Imaginez des paysages arides, un vent brûlant et nous, suant dans notre petit van sans clim… On ne s’attendait pas à ça en Nouvelle-Zélande ! Ça avait un vrai goût de vacances pour moi, habituée aux voyages en van sans clim depuis toute petite. Ajoutez un arrêt dès qu’on voit un panneau « real fruit ice cream » sur le bord de la route : une crème glacée aux fruits de notre choix, mixés devant nous. Un bonheur ! Car nous sommes dans la région des vergers et exploitation de fruits : miam les cerises, abricots, prunes…

Que fait-on en arrivant à Roxburgh ? On imite les locaux et on met la bière au frais dans l’étang bien sûr ! Qui lui-même n’était pas très frais mais c’était toujours mieux que notre pauvre frigo au bord de l’agonie… Un apéro les pieds dans l’eau, ça a quand un vrai goût de vacances !

Pour la petite histoire, nous avons appris par la suite que Roxburgh est le village où mes parents avaient travaillé pendant leur tour du monde et passé le Nouvel An 88-89… Et, évidemment, ils voulaient y repasser ! Nous nous y sommes donc arrêtés quand ils sont venus nous rejoindre en février 2018. Le température était bien plus fraîche mais ils ont retrouvé le Commercial, leur QG et lieu de fête du Nouvel An. Pour retrouver l’exploitation d’abricots dans laquelle ils avaient bossé, c’était mission impossible car ils n’avaient aucune photo et aucun nom… Et bien sûr, il y en a des dizaines dans le coin !

Jour 2 : Roxburgh – Péninsule d’Otago, 195km

Dès que nous en avons l’occasion, nous nous arrêtons pour prendre des auto-stoppeurs (quand ils sont seuls car nous n’avons qu’une seule place supplémentaire). Ils sont nombreux dans l’île du Sud ! Aujourd’hui, nous récupérons une hollandaise de 18 ans qui voyage seule et en stop, Minou (version phonétique, on a bien rigolé à lui expliquer ce que ça pouvait vouloir dire en français !). Elle est adorable ! Voir une fille seule faire du stop peut paraître surprenant mais c’est assez courant en Nouvelle-Zélande et plutôt safe.

Elle va aussi à Dunedin mais nous lui proposons de faire une petite visite touristique avant : Tunnel Beach, une plage qui a l’originalité d’être accessible par… un tunnel ! Il a été creusé au XIXème siècle par un père pour que sa fille puisse accéder à la plage au pied de la falaise : chouette histoire, non ?

Il fait un temps magnifique et, le temps de marcher les 20 minutes que dure la descente, on est tous en nage. Le site est très beau, avec une belle arche naturelle creusée dans la falaise.

Le fameux tunnel est facile à trouver et, en un rien de temps, on est sur la plage. C’est la marée basse donc elle est accessible. Minou et moi allons à l’eau alors que Toni reste sur la plage. Elle est très fraîche mais c’est un bonheur après la fournaise de la route !

Quand nous y sommes retournés, avec mes parents, il faisait beaucoup plus frais mais eux aussi ont adoré l’endroit, même si la plage était inaccessible à cause de la marée haute !

Après avoir déposé Minou chez son amie, nous reprenons la route direction la Péninsule d’Otago. Cette petite lande de terre est très connue pour abriter une belle diversité d’animaux marins… Nous n’allons par tarder à les rencontrer !

Toutes les routes de cette péninsule sont magnifiques, entre mer et collines.

Nous commençons avec Sandfly Bay, une immense plage de sable blanc.

Alors que nous nous baladons, nous apercevons quelque chose qui ressemble à un gros morceau de bois au loin. Mais, alors que nous nous rapprochons, nous nous rendons compte que c’est en fait un lion de mer !

Un mâle totalement amorphe, en pleine sieste… Quelle différence avec les phoques très peureux ! Nous pouvons nous rapprocher, tout en gardant quelques mètres de distance. Certains ont même eu le culot de construire un château de sable juste devant son nez !! Les lions de mer ne sont pas agressifs mais, vu leur taille, mieux vaut ne pas les titiller de trop près… On ne comprend pas l’intérêt de déranger ces animaux qui viennent pour se reposer.

Nous rencontrons une femelle et un juvénile, un peu plus loin. Ils bougent de temps en temps pour bailler ou se recouvrir d’un peu de sable mais, à part ça, ils nous observent sans broncher… On adore !

Et, au bout de la plage, on rencontre les désormais traditionnels phoques. Ils sont beaucoup plus craintifs : il ne faut surtout pas passer entre eux et la mer, leur échappatoire. Je l’ai fait sans avoir vu un phoque et j’ai fait un bon de 3 mètres quand il s’est mis à grogner et montrer les dents ! Il a filé dans l’eau sans demander son reste. Une belle peur pour l’un comme pour l’autre !

Il y a aussi quelques sentiers à parcourir depuis cette plage mais nous avions la flemme ce jour-là…

Lorsque nous sommes retournés à Sandfly Bay avec mes parents, nous avons aussi vu des lions de mer. Et, bonus, nous avons aussi croisé un gorfou trop mignon, un manchot très rare dans cette région. Il était totalement immobile (alors qu’ils sont normalement peureux). Rien d’anormal : ils muent à partir de février et ne peuvent aller dans l’eau pendant 25-30 jours car leurs plumes ne sont plus étanches. Ils restent donc sans manger ni bouger sur la plage et sont très vulnérables à cette période car ils perdent toute énergie. On a de la chance de l’avoir croisé !

Toujours avec mes parents, nous avons fait un stop supplémentaire à Allan’s Beach, où nous avons vu d’autres lions de mer. Admirez la photo prise pile poil au bon moment, en plein bâillement !

Nous rejoignons ensuite l’extrémité de la péninsule d’Otago, où une colonie d’albatros de Sanford (cousins des albatros royaux, les plus grands oiseaux volants sur terre) est installée (la seule sur une terre habitée, toutes les autres sont sur des îles vers l’Antarctique). Ces oiseaux sont de vrais rois des mers, qui peuvent atteindre 3m d’envergure et 8kg ! Ils peuvent vivre jusqu’à 70 ans mais sont aujourd’hui menacés d’extinction. Nous rêvons de les voir ! Mais la colonie est inaccessible pour préserver leur tranquillité. Le Royal Albatross Centre organise bien des visites mais elles sont payantes : 50$/personne. Hors budget pour nous !

Nous visitons donc le petit musée gratuit et super intéressant puis nous allons nous poser sur les plateformes d’observation le long du parking. Nous attendons… mais nous ne voyons que des mouettes qui nichent par centaines autour de nous (et ça pue !). Nous apercevons quelques belles spatules royales au loin, des oiseaux blancs au large bec noir… en forme de spatule. Mais des albatros… Nada !

Nous discutons avec un photographe qui est aussi en train d’attendre. Il nous dit que, comme c’est un jour sans vent, ce n’est absolument pas favorable. Les albatros étant très lourds, ils profitent du vent pour planer plus facilement.

Mais tout d’un coup, on écarquille les yeux tous en même temps : cet immense oiseau blanc arrivant vers nous en planant majestueusement, est-ce-que ça ne serait pas un albatros… ? Il se rapproche et on saute de joie : c’est un albatros, pas de doute possible !!! Il est alors 18h… et le ballet commence.

Pendant 30-40 minutes, les albatros passeront une quinzaine de fois près de nous, parfois à moins de 3m ou juste au dessus de nos têtes. On est aux anges ! Ils sont immenses ! Et ils sont tellement gracieux quand ils planent… On vient de vivre l’un des plus beaux moments de notre séjour en NZ, rien que ça !

On quitte la pointe avec des étoiles dans les yeux : on n’aurait pas pu rêver mieux pour clore cette belle journée ! Il ne nous reste plus qu’à trouver un endroit où se garer, face à la mer. La Péninsule d’Otago est l’une des rares régions qui autorisent le camping sauvage à partir du moment où on est « self contained », autonomes en eau et déchets, et c’est notre cas.

Nous sommes bien sûr retournés à la pointe aux Albatros avec mes parents… et, exactement comme lors de notre premier passage, les albatros sont sortis à 18h, après 40min d’attente infructueuse. On a aussi eu la chance de les voir passer très près du parking, exactement comme la première fois. 18h semble donc être une bonne heure pour les voir entre décembre et février !!

Jour 3 : Péninsule d’Otago – Dunedin, 25km

Le mauvais temps arrivant (finalement, après quasiment 1 mois sans une goutte de pluie !), nous avons décidé de visiter Dunedin aujourd’hui (à prononcer Diounideun !). Dunedin, à l’entrée de la Péninsule d’Otago, est l’une des principales villes étudiantes du pays, avec de nombreuses universités réputées qui s’y sont installées. Les étudiants apportent un dynamisme qui fait cruellement défaut à la grande majorité des villes néo-zélandaises : il y a enfin du monde dans les rues le soir !

Après avoir beaucoup tourné pour trouver des poubelles pour les déchets recyclables (pas question d’arrêter de faire du tri, même en van !), nous commençons par visiter le monument le plus connu de Dunedin : sa superbe gare victorienne.

Il fût un temps où plus de 100 trains en partaient chaque jour mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. Seuls des trains touristiques hors de prix s’y arrêtent. Mais ça ne change rien : elle a de la gueule. L’intérieur est aussi très beau.

C’est l’une des choses qui nous manque le plus en NZ : le manque de bâtiments historiques. Le pays est tellement jeune qu’il n’y en a quasiment pas ! Alors, quand on en croise un, on le photographie sous toutes ses coutures !

Nous allons ensuite voir la Baldwin Street, l’autoproclamée « rue la plus pentue du monde ». On ne sait pas si c’est vrai mais elle grimpe bien !

Puis nous allons passer 2h à l’Otago Museum : même s’il est vieillot, il est très intéressant pour en savoir plus sur les maoris, les peuples du Pacifique, la faune et la flore NZ… Une très bonne visite gratuite !

Nous sommes en période de remise de diplômes : des centaines d’étudiants se baladent dans la ville avec leur toge et leur bouquet de fleurs, accompagnés par leur famille. C’est dans ces moments qu’on remarque encore plus l’influence anglo-saxonne ! Nous rejoignons le centre, qui ne manque pas de charme. L’Octagon, la place centrale entourée de bars et beaux bâtiments, est parfaite pour l’apéro ! Nous apercevons aussi l’usine Cadbury, qui fabrique les chocolats hyper sucrés dont les kiwis raffolent (visite payante à 22$, que nous n’avons pas fait).

Pour dormir, nous n’allons pas bien loin : encore une fois, nous pouvons dormir sur n’importe quel parking public de la ville. C’est rare, merci le Council de Dunedin ! Nous jetterons notre dévolu sur celui de la gare, tout simplement…

Le lendemain, nous prendrons la route pour la côte des Catlins, une autre région sauvage de Nouvelle-Zélande !

Bonus : Moeraki Boulders (à 90km au nord de Dunedin)

Avec mes parents, en février, nous étions arrivé de Mont Cook. Nous avions donc passé une nuit près des Moeraki Boulders, ces gros rochers naturellement ronds. Ils ont un air de boules de pétanque géantes, un peu comme ceux qu’on avait déjà vu dans le Northland. Impossible de ne pas faire de séance photo ! En fin d’après-midi, la plage était déserte et on a bien aimé cet arrêt, contrairement à ce qu’on nous avait dit. Ce n’est pas incroyable mais, si on passe devant, ça vaut 15min d’arrêt. Attention, les rochers sont sous l’eau à marée haute !

Et, pour fêter l’anniversaire de mon Papa qui avait eu lieu quelques jours auparavant, on a été manger dans un des meilleurs restaurants de NZ : Fleur’s Place. Au bord de l’eau, dans un ancien bâtiment maritime, le restaurant est super charmant avec ses murs aux cadres chinés et mots laissés par les clients. Dans l’assiette, c’était un vrai délice… On le recommande 1000 fois si vous êtes dans le coin ! (ne pas oublier de réserver)

Pour rejoindre Dunedin, on s’était ensuite arrêté à Katiki Point, où l’on peut observer une grosse colonie de phoques, des cormorans et des manchots. On a bien vu les premiers et les seconds mais pas les derniers !

Pause déjeuner ensuite à Shag Point, où on a pu observer quelques phoques à nouveau.

On a vu nos premiers manchots (que les anglophones appellent « penguins » à tort) le soir même, sur la plage d’Aramoana, près de Port Chalmers où nous logions. Nos hôtes Airbnb nous avaient dit que c’était très rare d’apercevoir les manchots. Mais, après une vingtaine de minutes de balade, qu’apercevons-nous au loin ? Un manchot aux yeux jaunes traverser la plage, tranquillement… Une chouette introduction à la Péninsule d’Otago que nous allions découvrir le lendemain !

Bref, si vous aimez les bestioles en tout genre, ne loupez pas la péninsule d’Otago !! Avec les Catlins que nous allons visiter par la suite, c’est la meilleure région de Nouvelle-Zélande pour observer les manchots, phoques, lions de mers, oiseaux divers et variés.

Un PVT, ou simplement un voyage en Nouvelle-Zélande en préparation ? Retrouvez tous les articles de notre blog voyage sur la Nouvelle-Zélande, le « pays du long nuage blanc » ! Voici ceux concernant l’île du Sud en particulier :

Morgane

Nous, c'est Toni et Morgane, couple franco-espagnol passionné de voyage, Après 8 mois en Amérique du Sud en 2014, nous avons repris la route le 1er janvier 2017 pour un voyage sans billet retour ! Pour en savoir plus, n'hésite pas à venir faire un tour sur notre page "Qui sommes-nous ?" !

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