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Omanawa Falls : comment s’y rendre ?

Les Omanawa Falls, ce sont des chutes d’eau magnifiques, tout près de Tauranga, facile d’accès mais pourtant désertes. Pourquoi ? Tout simplement car elles sont interdites d’accès ! Mais, inconscients que nous sommes, nous avons bravés l’interdiction pour nous y rendre… Retour sur cet journée épique mais ô combien géniale !

Il y a quelques mois, juste avant le départ, j’étais tombée sur une photo magnifique sur Facebook. Prise du fond d’une grotte verdoyante, avec une cascade illuminée par le soleil en toile de fond, le tout entouré de falaise. J’avais fait mes petites recherches et avait trouvé le nom « Omanawa Falls« , que j’avais noté en me promettant d’y aller une fois en Nouvelle-Zélande. Bien sûr, je l’avais totalement oublié ensuite…

Mais, lors de notre roadtrip dans la Bay of Plenty, alors que nous étions coincés dans une bibliothèque par une journée bien grise, je tombe par hasard sur cet article très bien fait expliquant comment aller aux Omanawa Falls, par un chemin interdit mais praticable. Ma curiosité est piquée, mon esprit aventurier se réveille : je veux y aller ! Je vais aussitôt regarder les prévisions des prochains jours : soleil pour le lendemain. Parfait, j’ai trouvé notre programme du jour !

Alors que je suis super motivée à aller jusqu’en bas, Toni est lui beaucoup plus prudent et se contente de me dire « on verra »… En effet, l’accès au site est fermé pour des raisons de sécurité, car le chemin précédent n’est plus praticable. Une petite recherche sur le Web permet de se rendre compte qu’il y a déjà eu quelques accidents et, vu la difficulté d’accès du lieu, le seul moyen pour les secours d’y parvenir est l’hélico… Pas envie d’avoir à l’appeler en effet ! Et pas sûr que ça soit inclus dans notre assistance voyage !! On se dit qu’on verra sur place, selon notre feeling.

L’accès à cette cascade étant interdit et pouvant être dangereux, loin de nous l’idée de vous encourager à transgresser les règles ! Mais la première partie étant totalement safe, et la suite faisable avec un minimum de condition physique (#sportivedudimanche, bonjour, c’est moi !), on s’est dit qu’on allait partager notre expérience pour que ceux qui sont intéressés par cette cascade puisse savoir à quoi s’attendre…

Première étape : arriver au point de vue

Le lendemain, on suit Omanawa Road et on trouve sans problème le parking, barré d’un gros panneau interdisant d’aller plus loin. Il est facile à trouver sur Google Maps, mais au cas où, voici ses coordonnées GPS.

Pendant les 10 premières minutes de marche, le chemin est très large, praticable avec une voiture, en pente douce. On arrive à un cul-de-sac avec un accès, sur la droite, qui a auparavant été grillagé. Pas de problème pour le franchir, la grille a été cisaillée depuis longtemps. Le chemin se poursuit, quasiment plat, sans aucun danger, jusqu’à arriver au point de vue sur la cascade, totalement sécurisé. Et quel point de vue !!! La forêt environnante fait, d’un coup place à une impressionnante trouée de plusieurs dizaines (200, 300 ?) de mètres de profondeur, avec une belle cascade qui se jette dans une eau turquoise.

A ce stade, la balade (15min à pied depuis le parking) est déjà splendide et absolument sans risque. Le chemin est parfaitement balisé et sécurisé. Pour ceux qui n’aurait pas envie de prendre de risque ou qui ne sont pas en bonne condition physique, c’est une bonne option. Place maintenant à la suite de la balade, celle réservée à ceux qui ont de bonnes chaussures !

Deuxième étape : la descente jusqu’à la station électrique

Officiellement, après le point de vue, le chemin se poursuit jusqu’à l’entrée d’un tunnel creusé dans la roche qui descend directement jusqu’en bas. Mais ce tunnel est totalement fermé, et à entendre le débit d’eau qui coule à l’intérieur, ça doit être un véritable torrent ! On comprend mieux pourquoi il est condamné !

A ce stade de la rando, Toni voulait absolument faire demi-tour, estimant le chemin beaucoup trop risqué à la vue des falaises. Mais j’avais lu, sur Facebook, des commentaires de personnes qui l’avait fait et qui n’étais pas particulièrement sportives. Je peux être très têtue et, avec l’entrainement qu’on a depuis ces dernières semaines, je me dis qu’il n’y a pas de raison qu’on n’y arrive pas… Et, victoire, avec mon super pouvoir de persuasion, j’arrive à le convaincre d’essayer de descendre, en promettant de faire demi-tour si ça devient risqué (oui, même si je rêve de faire un tour en hélico, le but n’est pas de le faire venir ici !).

Le but est donc de passer par la forêt au dessus du point de vue. Près de l’entrée du tunnel, il y a des marches qui montent mais qui sont aussi condamnées par une porte en fer bien taguée.

Certaines personnes grimpent le long de la paroi rocheuse (de 3m de haut environ), pour passer derrière cette porte. Sans corde, nous ne le sentions pas trop. Alors on se rend au début de ce petit sentier, quelques mètres en arrière, tout près d’une grosse poutre verte, et on remarque que pas mal de personne ont dû escalader la paroi, en terre à cet endroit. Il y a des racines pour se tenir, ça à l’air plus facile.

Bingo, on grimpe sans problème ! On rencontre même 4 Argentines qui sont perdues… Ça promet !! On part vers la gauche, elles nous suivent. Ça ressemble à une balade en forêt, sans difficulté pour le moment. Le chemin est assez clairement marqué, on est loin d’être les seuls à passer par là ! Ça monte un peu, puis on passe sur du plat. La descente commence ensuite, et c’est là que ça commence à se corser. ATTENTION : le chemin devient glissant et, la pente s’accentuant de tous les cotés, si on glisse et on se prend un arbre, on peut se blesser facilement…

Notre conseil : après quelques mètre de bonne descente, un autre chemin part sur la droite. Même si le but de la balade est le lac qui se trouve sur la gauche, PRENEZ-LE. Il permet de descendre cette partie de la montagne en lacet, avec une pente plus douce et est beaucoup moins risqué.

La descente se poursuit jusqu’à l’arrivée face a une paroi verticale. Sans points d’accroche, ça serait du suicide de descendre par là ! Nous poursuivons donc sur la droite, en suivant les conseils de l’article nous servant de guide, jusqu’à arriver à la paroi prise en photo (qu’on reconnait nettement une fois qu’on y est), face au câble d’acier (comme il n’y a aucun réseau téléphonique et encore moins la 3G, nous avions téléchargé l’article avant d’y aller grâce à l’appli Pocket pour avoir accès à l’article et aux photos). De là, c’est possible de descendre, en étant très prudent. On peut aussi continuer 3-4 mètres de plus et descendre par un mur de racines (c’est par où je suis remontée).

De là, il faut suivre le chemin qui repart sur la gauche, jusqu’à arriver aux échelles. Si vous avez le vertige, vous allez avoir du mal à descendre… Il y en a trois à passer, la première n’étant pas droite (mais bien fixé) et la seconde très raide, longue et avec un barreau manquant (vous pouvez le chercher sur la photo).

Une fois ces trois échelles passées, on peut respirer, la suite c’est du gâteau ! On passe devant l’arrivée du tunnel, d’où on peut voir un vrai torrent sortir (le bruit est effrayant quand on s’approche de la porte !) et on rejoint le chemin officiel à partir de ce moment, bien balisé. Il reste quelques marches avant d’arriver sur la plateforme de bois, près de la centrale électrique, et de crier victoire !! La vue sur la cascade est superbe et le spot parfait pour un pique-nique (bien que très humide et glissant). Bien sûr, boulets que nous sommes, nous n’avions même pas pensé à prendre le nôtre… Torture face aux Argentines qui, elles, l’avaient bien prévu !

Troisième étape : rejoindre la grotte

De là, nous pensions qu’on pouvait rejoindre la grotte à pied, en suivant le long de la falaise… Que nenni ! Il faut absolument nager ! Et nous n’avions pas non plus pris de serviettes et maillots de bain… Les Argentines, entre 2 selfies, se jettent à l’eau en hurlant. Apparemment, elle est froide. Toni n’est absolument pas motivé pour y aller (il préfère la température de la Méditerranée) mais moi, ça me dit bien. Je n’ai pas fait tout ça pour « échouer » si près du but !

On attend que le soleil touche la cascade car il est caché derrière les falaises pour le moment. Vers 13h, c’est bon, la grotte est en partie au soleil et je me jette à l’eau en culotte. Vous connaissez cette sensation de nager dans de la glace, tellement l’eau est froide ? Et bah c’est ce qu’il m’arrive. J’ai pique un petit sprint, la caméra entre les dents (car on a aussi oublié le flotteur) jusqu’à l’autre rive en me disant que c’est très bien pour raffermir mes fesses…

Arrivé de l’autre côté, c’est juste magnifique. Pas besoin de mots.

Inutile de dire que la seconde traversée a été encore plus frigorifiante… Mais ça en valait totalement la peine ! Et, avec la montée qui nous attend, je ne me fait pas trop de soucis pour me réchauffer ! Nous retrouvons à nouveau les Argentines qui sont vraiment empotées et qui ont des soucis pour remonter. La montée est plus facile que la descente, même si on passe son temps à s’accrocher aux racines !

Nous étions seuls en bas avec les Argentines mais nous croisons 2 groupes qui descendent, dont certains en tongs ! Les gens sont fous ! Mais nous n’en croyons pas nos oreilles quand, moins d’1/2h plus tard, on les entends sauter dans l’eau en bas… Nous on a eu besoin de 45-50min pour descendre, avec quelques hésitations. Cette cascade est donc bien fréquentée par les locaux, même en hiver !

Une fois de retour au point de vue, on attend les Argentines, pas trop rassurés par leur sens de l’orientation et leur débrouillardise… Les minutes passent et rien, alors qu’elles n’étaient pas loin derrière nous. Toni y retourne et les retrouve perdues dans la forêt, pour la 4 ou 5ème fois de la journée…. Aaaaaah elles ne sont pas possible ! Mais au moins on aura bien rigolé !

Nos conseils

Les Omanawa Falls se méritent ! Pour cette balade, il faut être en bonne forme physique et ne pas avoir le vertige. A part ça, rien d’insurmontable ! Le chemin est facile à suivre (mais doit être impraticable après de fortes pluies) et il faut être très prudent sur certains tronçons glissants. Je suis une sportive du dimanche et j’ai un sens de l’orientation sous-développé mais j’ai réussi à le faire sans problème (les Argentines, elles n’étaient vraiment pas douées…).

A prévoir :

Le meilleur moment pour y aller : partir vers 12h30-13h du parking, compter 45min-1h de descente pour arriver en bas au moment où la cascade reçoit le soleil (en hiver au moins, car nous y étions fin mai). Nous, nous y étions un poil trop tôt mais nous n’avions pas le choix car le temps se couvrait ensuite…

Et surtout, si vous y allez et vous apercevez que le contenu de l’article n’est plus à jour, dites-le nous !

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