Le Tour des Annapurna : itinéraire, budget et conseils

Nous venons de passer une douzaine de jours à marcher dans le massif des Annapurna, au Népal. A chaud, voici tous nos conseils pour réaliser cette super randonnée !

Il y a tellement de possibilités de randonnées dans la région de Pokhara qu’on ne sait pas laquelle choisir en arrivant ! Poonhill, la plus connue, Mardi Himal, magnifique, le Manaslu, peu fréquenté et au guide obligatoire, le Haut-Mustang, au très cher permis de trek (500$/pers !)… Pour notre premier trek au Népal, on a choisi un grand classique, qui permet de passer par le plus haut col au monde (5416m !) : le Tour des Annapurna !

Annapurna II, IV, III et Gangapurna, tous au dessus de 7400m !

Quelle est la meilleure période pour faire le Tour des Annapurna ?

Deux périodes sont idéales pour marcher dans la région :

  • de mi-mars à fin mai, à la sortie de l’hiver et avant la mousson : c’est celle que nous avons choisi (du 12 au 24 avril). La neige est encore présente sur les sommets et les chemins fin avril, rendant les paysages magiques ! Le col peut être fermé jusqu’à fin-mars, mieux vaut se renseigner sur l’enneigement avant le départ. Le chemin est bien fréquenté mais ça reste agréable.
  • de septembre à novembre, après la mousson et avant l’hiver. C’est la période la plus fréquentée, de loin. En octobre-novembre, 500 personnes par jour peuvent passer par les check-points !

Quelles sont les formalités pré-départ ?

Avant le départ, il faut obtenir deux permis :

  • le TIMS (Trekker’s Information Management System), un permis de trekking nécessaire pour tous les treks népalais, qui se présente sous la forme d’une carte verte. Il faut deux photos d’identité pour l’obtenir et des informations sur votre police d’assurance doivent être fournies (type de contrat, numéro de téléphone). Il coûte 2000rs pour les randonneurs individuels et 1000rs pour les randonneurs avec guide.
  • l’ACAP (Annapurna Conservation Area Project), propre au massif de l’Annapurna, qui se présente sous la forme d’un feuillet bleu clair. Il faut deux autres photos d’identité pour ce permis, qui coûte 3000rs.

A Pokhara, les deux permis s’obtiennent au même endroit, dans les locaux du Nepal Tourism Board et de l’ACAP, au sud de Lakeside. Ils sont délivrés sur l’instant. Ils peuvent aussi être obtenus à Katmandou.

Les deux permis sont vérifiés régulièrement pendant le trek : gare à l’amende si on ne les a pas, en particulier pour l’ACAP !

Comment se rendre à Besisahar ?

De Pokhara à Besisahar, point de départ du Tour des Annapurna, il y a 106km. On peut s’y rendre :

  • en bus direct : à Pokhara, juste après avoir acheté le TIMS et l’ACAP, profitez-en pour aller au Tourist Bus Park toute proche pour réserver le billet de bus pour Besisahar. Il y a un bus local par jour (qui n’est absolument par touristique, contrairement à ce que les vendeurs disent), départ 6h30, coût 400rs/pers. Comptez 5h30-6h de trajet ! (vive le Népal !). Attention, il faut être dès 6h10-15 à la gare routière pour réserver une place assise dans le bus et ne pas faire le trajet debout car le bus est bondé (ils vendent plus de tickets que de places) !
  • en faisant Pokhara-Dumre puis Dumre-Besisahar : les bus partent de la route en face du Bus park principal (au nord de l’aéroport). Pour s’y rendre depuis Lakeside, le quartier touristique, prenez un bus de ville vert et demandez à descendre au bus stand pour Dumre (25rs/pers). Le bus vous déposera sûrement à 200m à pied car il tourne juste avant. Tous les bus pour Katmandou passent par Dumre et il y a des départs en permanence : suivez les rabatteurs, c’est super facile ! Comptez 2h et 200rs/pers pour Pokhara-Dumre. Il ne reste plus qu’à prendre un autre bus pour Besisahar (le premier bus vous déposera au bon endroit). Il y a aussi des départs réguliers, comptez 3h pour s’y rendre et 150-200rs/pers.

Et pour faire Katmandou-Besisahar ? C’est le même principe : soit un bus direct en 6-7h, soit en changeant à Dumre ! Les bus directs partent de la gare routière de Gongabu et coûtent environ 400-500rs/pers. Katmandou-Dumre ne doit pas coûter plus de 350rs /pers (tous les bus pour Pokhara s’y arrêtent, départs en permanence).

Et ensuite ? Comment rejoindre Bhulbhule, Ngadi, Jagat ou Chame ?

On peut commencer à marcher depuis Besisahar, à la descente du bus : c’est ce qu’on a fait et c’est super sympa ! Il suffit de prendre la passerelle à droite de la gare routière de Besisahar, indiquée « Manang » et de suivre les marques rouge et blanche du sentier de trek.

Si on est pressé, on peut se rendre en bus local jusqu’à Bhulbhule ou Ngadi Bazar, le terminus. Il y a des départs très réguliers de Besisahar. On peut aussi aller en jeep partagée depuis Besisahar vers Jagat, Chame ou encore Manang, le terminus de la route. Comptez environ 800rs/pers et 7h de piste pour aller à Chame. Je ne connais pas les autres prix !

Notre itinéraire du Tour des Annapurna

Nous l’avons fait du 12 au 24 avril 2019. Nous avons privilégié les petites étapes. Si on est à fond, on peut facilement gagner un ou deux jours en marchant une trentaine de kilomètres par jour au début !

Nous allons raconter notre randonnée en détails dans les prochains articles mais, en attendant, voici un petit résumé :

  • Jour 1 : Pokhara – Besisahar en bus (5h30). Arrivée vers 12h.
    Besisahar (820m) – Ngadi Lamjung (890m), 10km : un chemin créé il y a deux ans permet d’éviter la route dès Besisahar, contrairement à ce que beaucoup pensent ! Pas mal de montées et descentes à travers les champs et hameaux. Très chaud, nuageux.
  • Jour 2 : Ngadi Lamjung (890m) – Jagat (1300m), 17km : il fait toujours très chaud malgré le temps nuageux. Chemin sympa (marquages bleu et blanc puis un peu de piste), Jagat est hyper mignon.
  • Jour 3: Jagat (1300m) – Bagarchhap (2160m), 18km : temps magnifique, enfin ! On suit pas mal la route mais ce n’est pas gênant, le paysage devient plus escarpé. La température baisse, c’est plus agréable de marcher !
  • Jour 4 : Bargarchhap (2160m) – Chame (2710m), 12km : étape tranquille face au Manaslu, à 8100m. On se rapproche enfin des sommets enneigés. Belle montée de marche qui coupe les jambes. On n’a pas du tout aimé Chame, hyper touristique, on aurait dû continuer 2km de plus jusqu’à Thaleku où il y a un lodge avec une vue magnifique.
  • Jour 5: Chame (2710m) – Upper Pisang (3310m), 14km : superbe journée, on se rapproche vraiment des sommets enneigés ! Vergers d’altitude à Bratang. Belle pause lunch à Dhikur Pokhari, face à un immense mur enneigé. Pluie fine dans l’après-midi. Un seul truc embêtant : les poteaux électriques !!
  • Jour 6 : Upper Pisang. Pluie/neige toute la nuit et la journée : on reste au chaud dans notre super petit lodge, juste en dessous du monastère (Hôtel Himalayan) tenu par une famille vraiment adorable. La meilleure vue du village quand il fait beau, face à l’Annapurna II, royal !
  • Jour 7 : Upper Pisang (3310m) – Braka (3450m) par Ghyaru (3730m), 18km : temps superbe de retour. Bonne montée facile jusqu’à Ghyaru. Étape magnifique, face aux Annapurna II, IV et III totalement enneigés. On est sans voix devant les paysages.
  • Jour 8 : Braka (3450m) – Ice Lake (4625m) – Braka, 12km : très belle excursion, on a adoré. Bien enneigé à partir de 4300m, les deux lacs sont totalement gelés. À ne pas manquer ! Vue splendide sur les sommets des Annapurna, comme toujours.
  • Jour 9 : Braka (3450m) – Yak Kharkh (4050m), 12km : journée tranquille. Superbe pause déjeuner à Gunsang. On quitte la vallée des derniers jours pour aller vers le col.
  • Jour 10 : Yak Kharka (4050m) – Thorong Phedi (4450m), 7km : marche uniquement le matin. Choix de dormir à Thorong Phedi plutôt que High camp pour avoir plus « chaud », mieux dormir et payer un peu moins cher. Aucun regret ! Les prix de la nourriture s’envole. Neige à gros flocon quand on se couche.
  • Jour 11 : Thorong Phedi (4450m) – Thorong La (5416m) – Muktinath (3700m), 14km. C’est le grand jour ! Départ 4h45. Il a neigé toute la nuit, on chausse les crampons dès Thorong Phedi car tout est gelé et enneigé (le 22/04). Temps magnifique, bon rythme jusqu’à 5200, après ça devient plus difficile, le souffle est court mais petit à petit on grimpe bien. Émotion en passant le col ! Pas de vent, pas froid, super temps. Interminable descente jusqu’à Muktinath.
  • Jour 12 : Muktinath (3700m) – Jomsom par Kagbeni (2800m) : pas mal de route goudronée, paysages désertiques mais burger du Yak Donalds de Kagbeni vraiment délicieux et village mignon. Un tracteur nous embarque pour aller à Jomsom car le vent est très fort et désagréable.
  • Jour 13 : Jomsom – Pokhara : au moins 3 bus partent à 7h. On a payé 1000rs/pers. 12h de bus… C’est long et très poussiéreux ! Ne surtout à se mettre à l’arrière pour éviter les bosses ni aux premiers sièges pour ne pas être sous les enceintes. On aurait adoré marcher une semaine de plus jusqu’à la « vraie » fin du trek mais des visas à faire nous ont appelé à Katmandou malheureusement…
5416m !

La composition de nos sacs pour le Tour des Annapurna

Pour faire nos sacs, un seul objectif : la légèreté !! Chaque gramme compte ! Comme il est possible de faire sa lessive tous les soirs (sauf pendant 2 nuits avant le passage du col, il fait trop froid pour que ça sèche bien, mais on transpire à peine ces jours-là), il faut vraiment prendre le stricte minimum. Nous avions une tenue chaude et confortable à mettre tous les soirs, un indispensable !

Nous avions nos sacs de 60L classiques, à moitié vide. Pour l’Ice Lake (excursion à la journée), nous avons pris un sac pour 2, au 3/4 vide (on peut aussi louer un petit sac à dos dans les hôtels à 250rs/jour).

Nous portions environ 10kg chacun (un peu moins pour moi, un peu plus pour Toni). Le premier jour n’a pas été facile mais, dès le deuxième, on ne sentait plus du tout le poids de notre sac ! Que ça soit pour 5 ou pour 25j, la composition de nos sacs aurait été la même. Nos affaires proviennent quasiment toutes de Décathlon : un excellent rapport qualité/prix prouvé tous les jours pendant nos plus de 3 ans de voyage cumulé !

Sac de Toni :

  • vêtements :
    • pour le haut : 2 T-shirts techniques, 1 T-shirt en coton pour le soir, un sous-pull technique, un gros pull, un coupe-vent, une doudoune légère de Décathlon ;
    • pour le bas : un pantalon de rando, un leggings technique, un pantalon pour le soir, 4 sous-vêtements, 3 paires de chaussettes (deux pour marcher, une chaude pour le soir) ;
  • 1 paire de chaussures de marche basses, une paire de sandales de marche Décathlon ;
  • duvet Décathlon 5ºC (réellement utile uniquement la nuit avant le col), drap de soie (les draps sont rarement lavés dans les lodges du circuit) ;
  • tour de cou, bonnet, gants fins, gants épais imperméables, lunettes de soleil, lampe frontale ;
  • bâtons de marche (indispensable pour les genoux !) et crampons (beaucoup de neige fin avril, ils ont été hyper utile à l’Ice Lake et au col).

Sac de Morgane :

  • vêtements :
    • pour le haut : 2 T-shirts techniques, 1 T-shirt en coton pour le soir, un sous-pull en merinos de Décathlon pour le soir, une polaire, un coupe-vent, une doudoune légère de Décathlon, 2 brassières (une seule aurait suffit) ;
    • pour le bas : un pantalon de rando, un leggings technique pour le soir, 4 sous-vêtements, 4 paires de chaussettes (deux pour marcher, deux chaudes mais une aurait suffit) ;
  • 1 paire de chaussures de marche basses, une paire de sandales de marche Décathlon ;
  • duvet Décathlon 5ºC (réellement utile uniquement la nuit avant le col), drap de soie (les draps sont rarement lavés dans les lodges du circuit) ;
  • tour de cou, écharpe fine, bonnet, gants fins, gants épais imperméables, lunettes de soleil, lampe frontale ;
  • bâtons de marche (indispensable pour les genoux !) et crampons (beaucoup de neige fin avril, ils ont été hyper utile à l’Ice Lake et au col).

Partagé entre les 2 sacs :

  • 2 gourdes alu de 1L (largement suffisant, on n’a jamais manqué d’eau), pastilles purifiantes, filtre Lifestraw (utilisé en priorité). N’achetez AUCUNE bouteille d’eau sur le parcours, elle sera brûlée ou jetée dans la rivière ;
  • 1 serviette de bain micro-fibres, pain de savon (utilisé pour le corps et la lessive), shampoing solide, crème solaire 50+ (INDISPENSABLE ! Même en en mettant toutes les heures pendant le passage du col, on s’est retrouvé avec le nez cramé !), baume à lèvres SPF 15 ;
  • Trousse de toilette (brosses à dent, dentifrice, coupe-ongle, pince à épiler, cure-oreille, boules Quies, coupe menstruelle), pharmacie basique (anti-diarrhéique, pansements, désinfectant, paracétamol, ibuprofène, antibio infection urinaire), fil et aiguilles, ciseaux, Opinel (utile pour couper le fromage de yak !) et PQ si on ne souhaite pas le faire à la locale 😉 ;
  • Nourriture : 600g de raisins secs (le moins cher des fruits secs !), 500g dattes (parfait pour agrémenter le porridge ou muesli du matin et pendant les pauses !), 5 paquets de gâteaux (4 aurait été parfait), noodles et soupes déshydratés (totalement inutile, l’eau chaude est beaucoup trop chère !) ;
  • 2 smartphones avec Maps.me (application hyper utile), 2 appareils-photos avec batteries supplémentaires, câbles, batterie externe (pas utile, on peut recharger gratuitement partout sauf à Torong Phedi et High Camp), disques durs externes, un petit tote bag « Nepal hates plastic bags » en coton (utile pour transporter quelques bricoles de la chambre à la salle principale), carnets de note, stylos.

Bilan : c’était parfait ! Nous avons tout utilisé et manqué de rien. Pensez à emporter avec vous vos déchets car, dans les montagnes, comme partout en Asie, c’est bien souvent la rivière qui fait office de poubelle !

Où acheter le matériel manquant ?

Au Népal bien sûr ! Que ça soit à Katmandou ou Pokhara, les boutiques de vêtements et matériel sont absolument PAR-TOUT ! La plupart vendent du North Face, du Columbia, du Patagonia ou même du Quechua de contrefaçon. Parait-il que, pour les vêtements, le rapport qualité-prix est très bon, mais il est par contre catastrophique pour les chaussures…

Nous, nous avons acheté uniquement nos gants, bâtons et crampons, le tout d’occasion (dans notre démarche de limiter la production de choses neuves) via des groupes Facebook (Voyage au Népal, Inde, Bhoutan et Annapurna Circuit Trek). Nous avons tout trouvé et revendu en moins de 24h à chaque fois, pour une somme modique. Des hostels laissent également du matériel en libre-service, laissé par les voyageurs précédents : n’hésitez pas à aller voir, même si vous n’y dormez pas ! On a eu des bâtons gratuitement de cette manière. On peut également louer ce type de matériel pour pas grand chose.

Et, s’il vous reste des affaires inutiles après le trek, laissez-les à l’association KEEP, à Thamel, Katmandou, qui les redistribuera aux porteurs. N’hésitez pas à passer voir cette super asso (au dessus du restaurant Gaia, une bonne adresse), qui oeuvre dans les domaines de l’éducation à l’environnement et de l’éducation des porteurs, entre-autre !

Budget pour faire le Tour des Annapurna

Pendant le Tour des Annapurna, c’est une constante : plus on monte, plus les prix grimpent… Mais heureusement pour notre porte-monnaie, ce n’est pas proportionnel !! Les prix sont élevés de base, dès Bhulbhule. Et on a trouvé que, à part à Thorong Phedi et High Camp, juste avant le col, les prix sont élevés mais restent corrects.

Thukpa – soupe tibétaine

Sur le trek, nous avons dépensé 1650rs/pers/jour en moyenne. Nous choisissions généralement parmi les plats les moins chers mais pas toujours. Nous n’avons jamais bu de bières, qui peuvent faire exploser le budget (et qui ne sont vraiment pas recommandées avec l’altitude) !

Quelques exemples (approximatifs) de prix avec l’écart Bhulbhule/Thorong Phedi en 2019 :

  • un apple porridge ou muesli : entre 300 et 480rs
  • un dahl bath : entre 550 et 750rs
  • un « small pot of black tea » (généralement, 1L) : entre 250 et 450rs
  • une soupe : entre 200 et 400rs
  • des fried noodles : entre 400 et 600rs
  • un apple pie : 400rs (c’est la taille qui réduit avec l’altitude !)
  • les 100gr de fromage de yak : 250rs

Les portions sont généralement énooormes et la nourriture délicieuse car tout est fait maison et sur le moment ! Niveau bouffe, c’est un trek 5* !

A cela, il faut ajouter le transport A/R (prévoir 1500rs/pers pour les bus en marchant de Besisahar à Jomsom). Il y a des ATM à Besisahar (Nabil Bank, la banque qui permet de retirer 35 000rs d’un coup) et Jomsom uniquement. C’est possible de faire du change entre les 2 mais en étant largement perdant avec les taux pratiqués…

Où dormir ? Où manger ?

Il y a des lodges et restaurants absolument partout, quasiment tous les kilomètres. On ne risque pas de mourir de faim ou de dormir dehors !!

Entre Besisahar et Muktinath, la nuit est toujours gratuite si on prend le dîner et petit dej au restaurant du lodge. Les prix étant partout les mêmes dans un même village (un comité du tourisme organise ça), comparer les menus ne sert à rien. Nous, nous cherchions toujours la chambre avec la meilleure vue ! Pour ça, il faut chercher les hôtels les plus hauts généralement 😉

Les lodges ont tous de l’eau chaude et du Wi-Fi. Pour nous, l’eau chaude était gratuite jusqu’à Manang inclus (ensuite 200rs la douche) et le Wi-Fi gratuit (et de bonne qualité globalement) jusqu’à Yak Kharka inclus (ensuite 200rs la connexion). Tout redevient gratuit à partir de Muktinath. C’est vraiment super confort comme rando !!

Nos coups de cœur du Tour des Annapurna :

  • New Level Roof Top GH à Jagat : récent avec une super vue, chambres confortables
  • Eco Holiday Home à Bagarchhap : vieil hôtel charmant avec ses drapeaux de prière
  • Hôtel Himalayan à Upper Pisang, juste en dessous du monastère : c’est la meilleure vue du village et on a adoré la famille qui s’en occupe !! Meeru, la fille de 25 ans, a un excellent anglais et la mère et le grand-père de 98 ans ont un rire très communicatif.
  • New Yak Hôtel à Braka : belle chambre avec toilettes privés et salle commune chauffée très agréable. Notre meilleure chambre du trek !
  • Hôtel Bob Marley à Muktinath : chambres froides et basiques mais douche chaude (un bonheur après le col !) et bonne ambiance. C’est le point de rendez-vous de tous les randonneurs !
  • Restaurant Yak Donalds à Kagbeni : le burger de Yak est une tuerie !! Bien meilleur que celui du Bob Marley ! Après des mois de nourriture végétarienne, on apprécie.

Faut-il prendre un guide et un porteur pour le Tour des Annapurna?

Honnêtement, on n’en voit pas l’utilité. Le guide peut être bien pour mieux communiquer avec les habitants des villages traversés mais ce trek est tellement fréquenté que les villages ont bien perdu de leur authenticité (même s’ils restent très mignons et traditionnels !).
Les chemins sont très bien indiqués, on ne peut pas se perdre. Et, si on est seul, on ne le reste jamais très longtemps, il y a tellement de monde à marcher !

Quelques conseils si vous souhaitez tout de même prendre un guide :

  • Testez son niveau d’anglais. On en a croisé beaucoup qui parlaient juste 3 mots d’anglais…
  • Réservez un guide « en direct » dans la mesure du possible pour éviter de donner une commission à une agence. Le tarif normal est de 30$/j pour un guide anglophone.
  • Si porteurs il y a, demandez à ce que leurs sacs soient pesés devant vous et limités à 20kg…

Quand aux porteurs, on trouve leurs conditions de travail révoltantes ! C’est de l’esclavagisme moderne, ni plus ni moins. La majorité portent entre 30 et 50kg sur le dos, sans aucun équipement (pas de chaussures de rando, pas de vêtements chauds, pas de crampons…). On en a croisé pendant notre montée au col, à plus de 5000m, avec des sacs plastiques en guise de gants !! Et ils gagnent une somme misérable, autour de 15$/jour.

On a vraiment été en colère face à des jeunes de notre âge, en bonne forme, avec un tout petit sac sur le dos pendant que leurs porteurs (un pour 2 ou 3 personnes) avaient d’énormes sacs sur le dos, retenus par une simple corde sur leur front… Comment peut-on marcher l’esprit tranquille en sachant qu’on détruit la santé d’un homme ??

Quand aux personnes plus âgées… Il y a un moment où, si on n’a pas la santé pour transporter une dizaine de kg maximum sur son dos, il faut peut-être penser à renoncer à la randonnée, tout simplement…

Voilà, c’était notre petit coup de gueule des Annapurna ! C’est, avec les quelques déchets tout au long du parcours (majoritairement semés par les locaux, il faut le dire), nos seuls points négatifs de cette rando magnifique !

Nous l’avons globalement trouvé facile. A part quelques bonnes montées et l’acclimatation à l’altitude, elle ne présente aucune difficulté technique et est à la portée de toute personne en bonne forme !

Morgane

Nous, c'est Toni et Morgane, couple franco-espagnol passionné de voyage, Après 8 mois en Amérique du Sud en 2014, nous avons repris la route le 1er janvier 2017 pour un voyage sans billet retour ! Pour en savoir plus, n'hésite pas à venir faire un tour sur notre page "Qui sommes-nous ?" !

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