S’envoyer en l’air dans le Canterbury

Cette étape n’était normalement pas prévue mais Toni avait tout organisé, depuis plus d’un an. Pour mes 25 ans, j’ai eu droit à un moment inoubliable : un vol en montgolfière au dessus des plaines du Canterbury, près de Christchurch ! Récit de cette expérience mémorable.

Toni avait d’abord prévu de faire ce vol en Birmanie, au dessus des temples de Bagan. Mais nous avons changé nos plans et nous ne sommes finalement pas passés par la Birmanie à l’aller… Qu’à cela ne tienne, il a trouvé un autre site : le Canterbury !

2 décembre 2017

3 :00 Le réveil sonne, et pour une fois, se réveiller n’est pas trop difficile. Aujourd’hui on va voler !!

L’avantage du van, c’est qu’il suffit de passer un pantalon et de faire 2m pour se retrouver sur les sièges avant, prêts à partir ! Il fait encore nuit noire. Malgré la fraîcheur ambiante, Bongo démarre au quart de tour. C’est parti !

4 :00 Nous arrivons au hangar de Ballooning Canterbury, près de Darfield. Nous sommes beaucoup : nous serons réparties dans 2 montgolfière, qui peuvent accueillir jusqu’à 16 personnes chacune (nous sommes 12 dans la nôtre).

Après quelques explications, on passe à la pesée pour être équitablement répartis. Ça ne rigole pas ! Encore ensommeillés, nous grimpons dans les bus, direction le site de lancement.

5 :00 A l’heure où blanchit la campagne, nous arrivons dans le champ de décollage. Nous mettons tous la main à la pâte pour aider à gonfler les montgolfières. Pour commencer, nous installons d’énormes ventilateurs à la base du ballon pour qu’il se gonfle.

Nous sommes alors chargé de retenir l’autre extrémité pour ne pas qu’il devienne incontrôlable. Après ça il faut fermer le haut du ballon. Il est énorme, c’est très impressionnant d’être juste à côté !

Et dès que Michael, le pilote, allume le brûleur, le ballon commence à s’élever… Magique ! Des poids et cordes le maintiennent au sol pour le moment.

Michael nous fait un dernier briefing et nous répartis dans la nacelle. Nous grimpons et, sans même nous en apercevoir, nous décollons dans la lumière dorée. C’est tellement doux et léger !

Seul le bruit du brûleur vient troubler la quiétude matinale. Il est 6h, le soleil pointe tout juste son nez à l’horizon. Très vite, nous nous élevons. Le temps est idéal. Nous avons une vue parfaite sur les contreforts des Alpes du Sud et ses sommets enneigés, au loin. De l’autre côté, nous pouvons voir la ville de Christchurch (et apercevoir quelques hauts immeubles) et surtout, la péninsule d’Akaroa se jetant dans le Pacifique.

Sous nos pieds, la plaine du Canterbury s’étend (presque) à l’infini. Les champs forment un patchwork aux tons vert et marrons, parsemés de quelques fermes. Le Canterbury, c’est la réserve de lait de la Nouvelle-Zélande (et d’une bonne partie de l’Asie). Les fermes sont immenses, avec des milliers de vaches et des lignes rotatives d’irrigation qui mesurent 1 kilomètre. Ces mêmes systèmes d’irrigation qui pompent sans compter dans les nappes phréatiques et appauvrissent les sols car il n’y a pas de rotation des cultures. La Nouvelle-Zélande, un pays vert et faisant attention à son environnement ?! C’est une belle blague, comme on l’a vite découvert. Bref, le Canterbury, c’est tout ce qu’on déteste. Mais, vu du haut, ça prend une autre dimension. C’est beau.

Michael, notre pilote, nous raconte plein d’anecdotes de sa voix bourrue de fermier néo-zélandais. On n’en comprend pas la moitié, malgré notre bon niveau d’anglais. Peu importe, on savoure le moment et admire les paysages !

On comprend tout de même que les affaires marchaient bien mieux avant le tremblement de terre dévastateur de 2011. Ce séisme, qui a tué 185 personnes à Christchurch, a fait fuir les touristes. Et, sans touristes, Michael a été obligé de vendre la majorité de ses montgolfières. Heureusement, sa ferme lui a permis de continuer à vivre, mais on comprend que ça n’a pas été facile. 6 ans après, l’activité reprend petit à petit.

Qui a dit que la montgolfière était tranquille ? Nous ? Michael nous prouve le contraire en nous faisant raser les champs ! Le bruit du brûleur fait fuir les vaches sous nous. Voyant une haie arriver, je me cramponne et ferme les yeux, en me disant qu’on va se la prendre… Mais non, on passe largement au dessus ! Ma frayeur a bien fait rigoler Michael ! Mais, à aucun moment on ne s’est senti en insécurité, au contraire. Les sensations sont tellement douces que c’est vraiment agréable. On ne ressent aucun vertige non plus.

Le principe de pilotage de la montgolfière est plutôt simple : quand on allume le brûleur, on monte grâce à la chaleur de l’air, qui devient plus léger. Quand on l’éteint, on descend, petit à petit. Et pour le reste, on se laisse porter par les vents. On ne contrôle pas grand chose. C’est agréable de lâcher prise et de se faire porter, d’aller là où le vent nous mène, littéralement !

Après 1h de vol, nous nous posons dans un champ à 15km de notre point de départ. L’atterrissage est le seul moment « brutal » du vol, mais il est parfaitement gérable si on suit les consignes du pilote. Notre nacelle ne se renverse même pas !

Il ne reste plus qu’à tout remballer, tous ensemble. Il est 7h, il commence à faire chaud, une journée magnifique s’annonce : c’est le moment de boire une coupette de « bubbles » pour  fêter notre premier vol en montgolfière ! Et quand on se lève à 3h, ça va, ça passe plutôt bien… On aura même droit à une deuxième tournée !

 

Nous rentrons à la base et retrouvons notre van : il est temps de repartir vers Arthur’s Pass pour aller approcher les glaciers qu’on a vu depuis le ciel !

Un grand merci à mes parents et aux parents de Toni pour ce cadeau, et bien sûr à mon amoureux pour avoir tout organisé dans le plus grand secret !

Good to know : si vous voulez faire un vol en montgolfière avec Ballooning Canterbury, allez d’abord faire un tour sur bookme, ils y font régulièrement des réductions (mais bien sûr, ça, on l’a découvert après) !

Il y a d’autres endroits où faire de la montgolfière en Nouvelle-Zélande (notamment autour de Queenstown) mais c’était vraiment hors de prix là-bas… C’est pourquoi Toni a choisi le Canterbury, et nous n’avons pas été déçu du tout, au contraire ! On vous le recommande !

Un PVT, ou simplement un voyage en Nouvelle-Zélande en préparation ? Retrouvez tous les articles de notre blog voyage sur la Nouvelle-Zélande, le « pays du long nuage blanc » ! Voici ceux concernant l’île du Sud en particulier :

Morgane

Nous, c'est Toni et Morgane, couple franco-espagnol passionné de voyage, Après 8 mois en Amérique du Sud en 2014, nous avons repris la route le 1er janvier 2017 pour un voyage sans billet retour ! Pour en savoir plus, n'hésite pas à venir faire un tour sur notre page "Qui sommes-nous ?" !

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