Fidji : une semaine sur Viti Levu et Suva

Après 3 semaines intenses et inoubliables aux Samoa, nous prenons un petit avion directement pour les Fidji. Nous allons y rester 3 semaines. Au programme : du volontariat (du Helpx plus précisément) et du travail, le tout sur 3 îles : Viti Levu, la principale, Taveuni, l’île-jardin, et Vanua Levu, la plus grande. Place au récit de notre voyage à petit budget aux Fidji !

De l’aéroport de Nadi au camping de Vatia Beach

Nous arrivons à l’aéroport de Nadi, le principal du pays. Nadi n’est pas la capitale, mais la ville est située juste en face de chapelets d’îles paradisiaques (et hors de prix) : les Yasawas et les Manucas. Comme nous avons vu pas mal de belles plages aux Samoa et que nous allons continuer à en voir en Polynésie Française, nous passons cette destination. Nadi étant une ville sans intérêt, nous n’y restons pas.

De l’aéroport, nous prenons directement un bus pour Ba, où nous changeons pour Vatia. Là, un peu de stop nous aidera à faire les 3 derniers kilomètres jusqu’à Vatia Beach. Le temps est maussade, il pleut, il y a du vent et il fait déjà nuit. Nous avons quittés les Samoa le matin, nous sommes crevés.

Avant de venir, j’avais essayé de contacter le Vatia Beach Eco Resort par tous les moyens, sans succès. Leur site internet annonçait un super endroit, avec des bungalows et des tentes, et tenu par 3 espagnols. Quand nous arrivons, nous trouvons un lieu glauque et nous avons la surprise de voir que nous sommes les seuls. Les espagnols ont revendu l’endroit il y a de ça 5 mois et le site n’a pas été actualisé. Quelques locaux jouent au billard, sous l’abri qui sert de salle commune. Heureusement, on nous dit que nous pouvons planter la tente où nous voulons, sous l’abri pour se protéger de la pluie qui se renforce.

Après une mauvaise nuit (c’était la tempête, la pluie nous atteignait de tous les côtés malgré l’abri), le spectacle au réveil nous déprime. Il pleut toujours, la « plage » est envahie de troncs d’arbres, les sanitaires sont ignobles… Pas franchement réjouissant ! Et un bus débarque, plein de fidjiens. Vite, on nous presse de faire disparaître notre tente et de quitter la salle commune ! On nous donne une petite chambre dans un bungalow pour la journée, car un supermarché a privatisé le lieu pour sa journée des employés annuelle… et le « resort » l’avait oublié !

Alors qu’on pense sérieusement à décamper, on rencontre enfin Ali, le propriétaire. Il est adorable et propose qu’on reste gratuitement car le resort n’est pas officiellement ouvert à cause des dégâts provoqués par le dernier cyclone fin février…  Super sympa ! Notre moral, au plus bas depuis notre arrivée, remonte un peu. On passe la journée à travailler sur nos ordis.

Après une deuxième nuit plus agréable, on se réveille sous le soleil. Le lieu montre un tout autre visage ! En faisant abstraction de tous les troncs d’arbres, la plage est en effet sympa.

Après une courte baignade, Ali nous amène généreusement à la prochaine ville d’où nous prenons un bus pour Suva, la capitale.

Aaaah les bus fidjiens… Ce sont les mêmes qu’en Europe. Sauf qu’en largeur, en plus du couloir central, ils y casent 5 sièges ! Imaginez la carrure des fidjiens et des fidjiennes, qui ne sont pas vraiment des petits gabarits… On se retrouve toujours avec une fesse dans le vide tant nous sommes serrés !

Un Helpx aux Fidji

A Suva, nous sommes attendus. Nous retrouvons Christophe, français installé aux Fidji depuis 11 ans. Nous allons rester quelques jours chez lui pour un Helpx, un volontariat. Pendant 3 jours, nous allons frotter les murs de sa maison, qui commencent à se couvrir de moisissure (normal, tout moisi ici !).

On se sent bien chez lui : il est sympa, a une maison très jolie et cuisine super bien. Il est cuisinier et travaillait avant à l’ambassade de France. Maintenant, il est installé à son compte et ne cuisine plus que pour des particuliers. Il nous emmène au marché et nous fait découvrir plein de saveurs locales, on est comme des rois ! Nos papilles se rappellent toujours de son poisson cru au lait de coco (entre-autre !)…

On découvre aussi le kava chez lui (qu’on avait déjà rapidement goûté aux Samoa). C’est une boisson au goût terreux et amer, obtenu après broyage des racines de poivrier. Plus qu’une boisson, le kava a un véritable rôle social : il est partagé en signe d’amitié. Les fidjiens en raffolent et en boivent très souvent. La dégustation est codifiée : il faut frapper dans ses mains et dire « bula » à certains moments. On n’est pas hyper fans du goût mais on s’y fait assez facilement et on en boira plusieurs fois chez lui.

Mais nous devons abréger notre séjour chez Christophe car notre prochaine destination est Taveuni, et on s’est rendu compte qu’il n’y avait que deux ferries par semaine pour s’y rendre… Merci Christophe pour ton super accueil !

Suva, la capitale des Fidji

Avant de partir, nous visitons Suva, la capitale des Fidji. La ville n’a pas grand intérêt mais elle a un musée intéressant et un grand marché (on peut laisser son sac à dos au poste de police du marché le temps de visiter à pied).

Au musée, on en apprend beaucoup sur la culture fidjienne, qui est très différente de la samoane car nous sommes maintenant en Mélanésie, alors que les Samoa font partie de la Polynésie. La différence parait mince mais, sur place, elle est énorme. Les Fidji n’ont vraiment rien à voir avec les Samoa !

Culturellement, les croyances et traditions sont très différentes. Les fidjiens étaient un peuple cannibale. Des humains étaient encore mangés au 19ème siécle ! Au musée, on découvre les impressionnantes fourchettes cannibales…

Physiquement, les gens sont différents : cheveux crépus, peau plus foncée. La langue n’a rien à voir. Alors que les Samoans sont plus proches des maoris et des tahitiens, les fidjiens sont proches du Vanuatu et des kanaks de Nouvelle-Calédonie.

Autre fait curieux : aux Fidji, la moitié de la population est indo-fidjienne. Leurs ancêtres sont venus d’Inde il y a de ça plusieurs générations, pour travailler dans les plantation de canne à sucre (c’était proche de l’esclavage). En échange du billet de bateau aller pour leur famille, ils devaient travailler 5 ans. S’ils voulaient retourner en Inde, ils devaient travailler 5 ans de plus pour le même employeur. Beaucoup sont alors restés, jusqu’à représenter la moitié de la population aujourd’hui.

Pourtant, les fidjiens et indo-fidjiens ne se mélangent pas : ils se marient entre eux, ont chacun leur langue, leur religion, leurs écoles… C’est étonnant de rencontrer des indo-fidjiens qui sont au Fidji depuis 3 générations mais  parlant seulement hindi ! L’anglais est du coup la langue de communication entre ces deux communautés. Il y a eu de fortes tensions ces 20 derniers années car, traditionnellement, les indo-fidjiens travaillent la terre et versent un loyer aux propriétaires fidjiens, mais ces derniers, à l’expirations des premiers bails de 100 ans, ont voulu énormément augmenter les loyers. On ne connait pas plus que ça les détails mais on a compris que les relations entre les deux communautés n’étaient pas toujours rose

De Suva à Taveuni sur le ferry Lovaimiti Princess V

Mais revenons à nos moutons : le soir, vers 16h, nous nous rendons au port, dans les bureaux de Goundar Shipping, pour acheter notre ticket de ferry (aussi achetable à bord). Le Lovaimiti Princess V est la toute dernière acquisition de Goundar Shipping. Pourtant, on découvre un ferry tout rouillé, de plus de 50 ans d’âge, qui étaient au Canada avant (il y a toujours les posters promotionnels pour visiter la Colombie-Britannique) !

Le bateau fait la liaison entre Suva, sur Viti Levu, Savusavu, sur Vanua Levu, et Taveuni. Parce qu’on a galéré à les trouver, voici les horaires du ferry Goundar Shipping entre Suva, Savusavu et Taveuni :

  • De Suva à Taveuni en passant par Savusavu : départ tous les lundi et vendredi à 18h, arrivée vers midi le jour suivant ;
  • De Suva à Savusavu : départ tous les mercredi à 18h ;
  • De Taveuni à Suva en passant par Savusavu : départ tous les mardi et dimanche à 10h, arrivée à 6h du matin le jour suivant.

On déroule nos matelas dans l’ancienne boutique, entre les rayonnages vides mais toujours en place. Le bateau est bien rempli ! Il partira vers 19h30 (au lieu de 18h), avec une escale à Savusavu de bon matin.

On arrive à Taveuni le lendemain, vers midi, après 17h de traversée calme et plutôt agréable. Pas de gamins à brailler, une température agréable, peu de roulis… Ça aurait pu être pire !

Nous voilà maintenant à Taveuni, la bien nommée île-jardin !

good to know !

Du 1er au 7 mai 2018 - 1€ = 2,45 F$

Vatia Beach Eco Resort

0 F$

Ali, le sympathique propriétaire du camping, nous a offert les 2 nuits passé en tente au Vatia Beach Eco Resort car il était dévasté par le dernier cyclone. On nous avait annoncé un prix de 10$ pour 2.

Musée Suva

10 F$

Intéressant, mais pas indispensable

Ferry Suva-Taveuni

67 F$/personne

La première classe et la classe économie sont les mêmes : il y a juste moins de monde en première classe. L'économie était très bien : calme, à bonne température et avec de la place.

Morgane

Nous, c'est Toni et Morgane, couple franco-espagnol passionné de voyage, Après 8 mois en Amérique du Sud en 2014, nous avons repris la route le 1er janvier 2017 pour un voyage sans billet retour ! Pour en savoir plus, n'hésite pas à venir faire un tour sur notre page "Qui sommes-nous ?" !

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